Clins d'oeil

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Réflexion...

" On joue dans la rue parce qu'il fait trop froid à l'intérieur "

Bruno Schnebelin, Ilotopie

Dimanche 5 février 2006

Apres quelques jours de silence liés à pas mal de boulot à faire pour mon MBA et au début de mon stage à l'Urban Institute for Contemporary Arts voici un extrait d'une rencontre que j'ai faite à Chicago avant de partir au Mexique et au Guatemala.

Je ne sais plus trop pourquoi et comment, mais me voilà perdu avec Jorge, un ami de Chicago, dans une soirée plutôt high-society qui a lieu dans une immense maison en proche banlieue. Sur les trois étages de cette maison, des gens d'une moyenne d'âge de quarante ans, affublés d'une étiquette sur laquelle est écrit leur nom, discutent au milieu des différents bars champagne et whisky et des nombreuses tables sur lesquelles sont disposés les différents plats préparés par les traiteurs. A l'étage, un sapin de plus de 4 mêtres trône au milieu du grand salon. Au sous-sol, une espèce de disco joue les standards de la musique pop funk américaine. Jorge a quelques amis ici. Une dame approchant la cinquantaine, apprenant que je suis français vient me dire qu'il faut absolument que je rencontre "André" qui lui aussi est français. Ma foi, pourquoi pas; c'est toujours agréable de rencontrer des expatriés. Je scrute les étiquettes sans succès. Finalement, quelqu'un me présente à ce fameux André.

André, les cheveux grisonnants, la soixantaine, style Eddy Barclay, un verre à la main et sa copine à côté de lui est arrivé aux Etats Unis dans les années 60 mais a passé toute sa jeunesse dans la région marseillaise. Il parle français avec un accent américain mélangé à un fort accent marseillais et est plutôt content de pouvoir parler avec moi. La conversation s'engage, moitié en francais, moitié en anglais. En voici un extrait, qui m'a bien fait rire...Essayez de vous imaginer le personnage...

André me raconte son début de soirée ici: "alors tu vois, je dansais avec cette femme et son mari est arrivé. Cet enc**** m'a saisi par le bras pour me mettre à l'écart et me dit grosso modo: "Si tu continues à danser avec ma femme ça va mal se passer, tu restes tranquille ok?" . Alors là, mon pauvre - toi, Thibaut,  tu viens du sud tu sais comment ça se passe hein ? - Je l'ai attrapé par le col, l'ai soulevé et lui dit : "hey fucker, c'est toi qui va te calmer, sinon j'te casse en deux, fils de p***". 
Attends, Thibaut, moi je suis arrivé y a 40 ans ici, c'était pas facile, et ce co****** il s'est pris pour qui, hein ? A Marseille, t'as un problème, tu t'emmerdes pas, c'est "bim", coup de tête et tu pêtes un nez, tu vois quoi ! Qu'est-ce qui croyait faire ce fils de p***, j'en ai rien à foutre de sa femme, on dansait, c'est tout"...

Conclusion : Marseille quand tu nous tiens...

Par Thibaut - Publié dans : Divers...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
moblog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus